Elhadj Bah Ousmane
Président de l'UPR

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Affaire Oustaz Taibou : Le faux-prédicateur condamné pour escroquerie de plus de 8 milliards GNF

 

Ce vendredi 14 avril 2017, le tribunal a rendu le verdict dans l’affaire opposant le fameux prédicateur Oustaz Taibou Bah et son épouse Hassatou Baldé au cambiste Thierno Nouhou Diallo.

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Au cours d’un point de presse animé Ce dimanche 14 février 2016 à Conakry, les avocats de UFDG ont affirmés  qu'ils vont  récuser l'officier de police judiciaire en charge de l'enquête sur le meurtre du journaliste El Hadj Mohamed Diallo.

 

Me El Hadj Diouf, Me Salif Béavogui et Cie ont tour a tour dénoncés une enquête récupérée par le pouvoir,  orientée et entachée de plusieurs irrégularités graves. Les avocats vont jusqu'à annoncer qu'une plainte avec constitution de partie civile contre l'officier enquêteur pour diffamation, accusation calomnieuse etc.. sera déposé.

 

 Me Salif Béavogui affirme que  l'enquête au départ judiciaire est devenue politique. avant d'ajouter aussi que  le droit n'est plus appliqué à ce stade de la procédure  « la garde à vue de 20 militants de l’UFDG n'est plus légale, la présomption d'innocence n'est pas respectée, l'agresseur Bah Oury est devenu la victime.  Pendant l'enquête, l'officier enquêteur s'est permis de dire que c'est parmi vous se trouve le coupable…»,  ont tous dénoncé l'un après l'autre les avocats de l'UFDG. 

 

Pour  Me Alseny Aissata Diallo, « l'enquête a pour objectif de contribuer à la déstabilisation de l'UFDG,  le parti le plus proche du pouvoir. Une des raisons est que celle-ci a été enlevée des mains du  professionnel  colonel Balla Samoura pour être confiée à la Direction centrale des investigations judiciaires qui  peut accomplir le plan machiavélique  de l’ennemi du parti.  C'est  la main du Prince qui agit dans cette affaire affirme l'avocat »

 

 

Quant a l'avocat sénégalais Me Elhadj  Diouf, qui a commencé par remercier la presse pour  cette mobilisation a leur conférence de presse, lui aussi affirme  qu'une plainte sera déposé contre l'enquêteur en chef pour complicité active avec l'agresseur Bah Oury. Voici sa déclaration:

 

Permettez- moi de remercier la presse pour avoir accepté de couvrir massivement cette conférence de presse, quand on sait que le pouvoir guinéen fait tout pour isoler et abattre l’UFDG. Vous êtes une presse responsable, qui, certainement, refuse d’être manipulée et dressée contre l’UFDG. Je salue votre sagesse et votre intelligence. Vous savez bien que moi, que le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt par tous les moyens : le lynchage médiatique, les complots, l’argent, pour boycotter l’UFDG ou tirer sur l’UFDG. Or, l’UFDG n’a tué personne. Sinon, dites-le moi, avez-vous pu identifier un seul élément de l’UFDG ayant tiré ou tué ? Non ! L’auteur du crime reste inconnu, la balle qui a tué vient d’où et de quelle arme, on ne l’a pas montrée. Et on a voulu coûte que coûte montrer tout de suite que c’est l’UFDG….

 

Maintenant, face à ce complot, à cette enquête orientée, l’UFDG va réagir et porter plainte contre l’enquêteur en chef. Celui-là qui s’est permis de venir dire aux 17 éléments de la garde rapprochée de Cellou que l’assassin est parmi eux ? Il fera l’objet d’une plainte. Nous l’annonçons solennellement et publiquement. L’UFDG va porter plainte contre cet enquêteur, qui s’est permis de diffamer ces 17 éléments. Donc, nous allons déposer une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges pour obtenir l’inculpation de cet officier-enquêteur, qui s’est permis de dire plus grave encore que Bah Oury était venu presque seul. Nous allons demander qu’il soit déchargé, qu’il ne conduise plus l’enquête. Comme il est témoin, il sera entendu comme témoin. En ce moment, il dira à quelle heure il est venu, à quelle heure s’est-il pointé là-bas ? Etant témoin, il ne peut plus être enquêteur. Nous allons déposer une plainte contre lui, et doublement pour avoir tenu des choses fausses et erronées. Il accuse le camp de Cellou. Il va répondre de ces déclarations graves, dangereuses et imprudentes, qui tendent à nuire à la dignité et à la considération des membres de l’UFDG. A partir de maintenant, ce sera œil pour œil, dent pour dent (il tape fort sur la table). L’UFDG n’entend pas se faire égorger par le pouvoir d’Alpha Condé (il hausse le ton). Que cela soit clair. Nous ferons face,  quoi qu’il nous en coûte. Il faut que la vérité jaillisse. Qu’on ne vienne pas dire que l’UFDG a tué. Non, l’UFDG n’a tué personne. C’est aux alentours, dans la rue que des agresseurs sont venus tuer une personne. Ce que nous déplorons vivement. Ça ne passera pas, cette calomnie, cette diffamation, cette tentative d’instrumentalisation de l’opinion et de la presse pour les dresser contre Cellou en vue de boycotter les activités de l’UFDG, cela ne passera pas. C’est une machination diabolique, nous ferons face".

 

En décidant de récuser l’officier de police judiciaire, les avocats veulent que l’enquête soit confiée à une commission d’enquête neutre. «  On ne peut pas accepter celui-là. On doit purement et simplement la remplacer », exigent tour a tour les avocats.

 

Mamadou Mountaga depuis la conférence de presse pour www.balekonews.com

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