Elhadj Bah Ousmane
Président de l'UPR

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Affaire Oustaz Taibou : Le faux-prédicateur condamné pour escroquerie de plus de 8 milliards GNF

 

Ce vendredi 14 avril 2017, le tribunal a rendu le verdict dans l’affaire opposant le fameux prédicateur Oustaz Taibou Bah et son épouse Hassatou Baldé au cambiste Thierno Nouhou Diallo.

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À l’occasion du septième anniversaire des massacres de Septembre 2009, Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon informe la communauté nationale et internationale de l’organisation de la manifestation annuelle à l’esplanade des nations-Unies à New-York.  À cette occasion, un mémorandum sera remis aux organisations des droits de l’homme de l’ONU ainsi qu’aux représentants des nations membres du conseil de sécurité pour réitérer les demandes de traductions en justice, sous les auspices de l’ONU, des présumées coupables des crimes contre l’humanité.

 La commission centrale invite toutes les sections, en Europe, en Afrique et en Asie, à se mobiliser dans le même effort par l’organisation de manifestations auprès des autorités compétentes.

Cet anniversaire est une occasion solennelle pour honorer les victimes. C’est aussi l’occasion d’interpeller – encore une fois – l’opinion internationale sur le déni de justice que l’administration guinéenne pratique depuis 7 ans. La commission d’enquêtes établie par l’ONU a conclu que les massacres étaient des crimes imprescriptibles contre l’humanité. Toutefois en laissant le soin au CNDD et au gouvernement de Mr. Alpha Condé qui suivit, le soin de traduire en justice les accusés, l’ONU a créé les conditions de ce déni de justice. En effet, depuis l’investiture de Mr. Alpha Condé des dizaines d’innocents citoyens ont été victimes d’assassinats politiques, de tortures, de pertes de biens et d’arrestations arbitraires. La justice guinéenne est plus que jamais un outil de violation des droits de l’homme qui s’acharne exclusivement sur les adversaires politiques du président. Au mois de mars dernier, le ministre de la justice avait rencontré une délégation de Pottal àNew-York sur invitation des commissions des Nations-Unies sur l'État de Droit et les Violences sexuelles dans les conflits. En réponse aux questions sur les procès, le ministre avait annoncé leur début avant la fin de l’année 2016. Trois mois avant la fin de l’année, aucune annonce n’a encore été faite dans ce sens. Le ministre avait énoncé une litanie de difficultés, notamment des raisons sécuritaires et financières. Les membres de la délégation de Pottal-Fii-Bhantal lui avaient rappelé que des militaires ont été arrêtés et condamnés par son gouvernement sans aucune réaction dans l’armée. En outre, lors de son passage à Conakry en Avril 2016, le sous-secrétaire d’état américaine aux droits de l’homme, Sarah Sewall, avait offert en public l’assistance des États-Unis afin d’accélérer le processus judiciaire sur les crimes de 2009. 

Ces échanges sans suite et l’expérience des 7 dernières années montrent clairement que l’administration de Mr. Alpha Condé n’a pas la volonté politique de poursuivre les coupables des crimes contre l’humanité.  Elle a mis en place un processus judiciaire opaque et impossible à contrôler, avec un pool de juges anonymes. Le président guinéen a fait le choix délibéré délaisser planer des culpabilisations collectives sur ces crimes et de noyauter les responsabilités afin mieux diviser les forces sociales de la nation.  

Les manifestations du 28 Septembre prochain réaffirmeront notre volonté commune de voir les auteurs de ces crimes traduits en en justice. Ceci est un passage obligé et une condition sine qua non pour que la Guinée rompe avec son passé de violence d’état. Toute politique qui vise à occulter ces crimes et à passer outre doit être fermement rejetée et combattue. L’impunité dont ont joui les accusés du 28 Septembre explique largement les crimes qui continuent à marquer la vie politique guinéenne.    

Nous lançons un appel aux organisations des victimes en Guinée, ainsi qu’à toutes les organisations des droits de l’homme – à l’OGDH en particulier – pour l’organisation de manifestations afin de marquer le refus de la nation de laisser la mémoire s’effriter sur ces crimes. Nous invitons les instances des partis politiques et à leurs militants, les membres de l’assemblée nationale et les membres de toute la société civile guinéennes à prendre des initiatives, pour marquer de façon solennelle ce triste anniversaire. Enfin, nous demandons à tous nos membres et à tous les citoyens guinéens épris de justice, de faire des prières pour le repos des âmes des milliers des victimes dans le combat pour la démocratie dans notre pays.  

La commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon.                                                         Ampliation :                                                                                                                             • Députés de l’assemblée nationale                                                                                               • AFEG                                                                                                                                              • OGDH                                                                                                                                                 • FIDH                                                                                                                                                        • Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme                                                           • Sous-commission de l’ONU sur la violence sexuelle                                                                     • Conseil de Sécurité et de paix de l’union africaine                                                  • Département d’état Américain                                                                                          • Union Européenne

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